L’ENJEU DE LA VALEUR EN ÉCONOMIE. POUR UNE MODÉLISATION THÉORIQUE DE L’ÉCHANGE ET SA CONVERTIBILITÉ EN MONNAIE

bild2En Afrique noire, l’échange marchand entre un vendeur (Seth) et un acheteur (Osiris) préfigure la manifestation de la valeur (Maât) puisque cet échange débouche sur des liens de consolidation des rapports humains et de l’existence commune.

Seth, le vendeur, entend « tordre » le coup à l’acheteur, ici Osiris, avec un prix « fixé » par Seth ou dans le marché. Cela pourrait sous-entendre l’idée du « profit » par tous les moyens, comme en Occident. Il n’en est rien car ici, la valeur-travail se greffe à une forme d’échange à la fois visible et invisible, puisque cet échange contraint les protagonistes à des sentiments de vie commune, de durabilité des rapports d’échange, de paix, d’entraide, de promesse, sans que l’échange appauvrisse l’un des protagonistes…

ICI, L’ÉCHANGE N’APPAUVRIT PAS ET NE STRUCTURE PAS LA PAUVRETÉ. IL ENGENDRE LA RICHESSE POUR TOUS. L’ÉTAT AFRICAIN EN CONTRÔLE L’EFFECTIVITÉ. On peut comprendre pourquoi la vie était satisfaisante pour tous au Mali du Moyen âge et en Égypte. Partout, il y avait le plein emploi. De fait, on échange des objets de la valeur travail (Marx) mais en plus, une relation s’installe entre vendeur et acheteur, de telle sorte que l’enjeu (on est à présent en science économique), devient la quantification du sentiment échangé en surplus (Horus). L’échange débouche ainsi sur Maât, le juste équilibre. L’acheteur dit : « je paierai la prochaine fois »… Le vendeur dit : Asso, je t’ajoute encore un peu, « cadeau ». Tu achètes toujours chez moi… », et là, cet échange, disais-je, n’est pas « froid ». Il s’établit une satisfaction générale (Maât), le vendeur et l’acheteur. A une autre échelle, ce sont tous les vendeurs-acheteurs du marché qui oriente une telle transaction, mais aussi de tous les marchés villageois qui sont concernés.

Vu sous cet angle, la théorie fractale de Mandelbrot laisse la forme de l’échange inchangée à toutes les échelles. Il s’agit d’un un échange « chaud » manifesté par un surplus (Horus) qui dynamise la vie, car porteur de paix entre les individus, villages et clans (Maât). On vit de l’échange « chaud » qui entraîne la circulation de la valeur sous la forme d’une énergie qui cumule à la fois la valeur travail (Marx) des objets échangés avec en plus, cette empreinte non quantifiée des sentiments de convivialité, voire d’entraide, d’harmonie, de partage, d’entraide (la valeur prend la forme du nombre d’or de 1,618 manifesté dans le rapport a/b, vendeur/acheteur). Or sur le plan physique, toute circulation d’énergie se fait en spirale. On pourrait en conclure que LA MORPHOLOGIE ÉLÉMENTAIRE DE TOUT ÉCHANGE ÉCONOMIQUE EN AFRIQUE CONFIGURE UNE SPIRALE QUI EST LE LIEU DE L’EXPRESSION DE LA VALEUR. Force est de constater que l’échange économique enraye, en Afrique noire, les risques de violence que fait naître la possession de tout objet ou la fixation aléatoire des prix (industries, commerce) en vue du seul « profit » du fabricant. De ce point de vue, l’échange n’est donc pas asymétrique comme en Occident. Il est performé par l’enjeu de la régulation sociale.Tout le monde peut vivre sans stress, SANS ARGENT, SANS BIENS SUPERFLUS. La science économique y est une science de la « vie », entre valeur, échange puis naissance de la monnaie sur cette base, en rapport avec la communaucratie.

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Classé dans REFLEXIONS

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