La spirale dans la nature

bild2N’oublions pas que c’est l’esprit négro-égyptien qui raisonne à partir des formes sensibles de l’existant (la galaxie spirale, les tourbillons d’eau et de l’air, la spirale cuivrée du soleil, le trou sans fond, spirale de coquillages, les parastiches en spirale des fleurs, la position fœtale, l’ADN, etc.). Les formes spirales et leurs proportions harmoniques affleurent dans de nombreux espaces et structures naturelles : flocons de neige ou des cristaux de glace, cristaux de quartz, de fluorine, de béryl, de pyrite, de topaze ; forme spiralée des coquillages (coquilles du nautile ou de l’oursin) ; phyllotaxie des tiges de végétaux, étamines de tournesol ou de magnolia ; écailles de pommes de pin, écorces d’ananas ; A.D.N. des cellules vivantes ; toile de l’araignée ; fœtus humains ; géométrie de certains animaux (papillon, libellule, grenouille, poisson) ; géométrie du corps humain ; structure du vent solaire et des galaxies spirales, etc.

La complexité du Réel dessine la forme spiralée en toutes choses en y sculptant la géométrie de l’Univers dont Maât, apparaît comme une des expressions anthropomorphiques. De fait, les théories contemporaines de la dynamique des formes naturelles laissent entrevoir des régularités causales, réelles, pouvant être interprétées comme des dispositions émergeant, à toutes les échelles, dans la réalité matérielle.

Ce réalisme naturel a sans doute le mérite de rappeler que l’ancrage de l’esprit dans la réalité passe par la perception et par une expérience directe de la dynamique de ces formes. La forme spirale apparait, dans cette optique, l’essence de l’Être. Elle apporte la preuve de la magistrature souveraine de la géométrie de notre Univers qui fait des humains, la conscience de la conscience du Principe d’Ordre universel, de la

théorie du Tout, Maât. L’homme peut penser le monde et en reproduire, sur un plan éthique, l’idéal organisationnel. C’est bien ce à quoi sont arrivés les anciens Egyptiens. Nous reprenons cette approche en vue de montrer comment fonctionne, aujourd’hui encore, le modèle épistémologique de nos ancêtres.

Les reprenant, l’esprit qui raisonne entrevoit le Tout cosmique comme une seule et même figure fondatrice de la rationalité. Ce qui peut se passer dans l’infiniment petit et l’infiniment grand et l’ensemble des phénomènes qui en découlent peuvent alors se comprendre par cette figure élémentaire, la spirale, susceptible de l’engendrer. Là réside la clé de compréhension globale des processus en jeu dans la création naturelle, l’homme compris. « Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », disent les sages anciens. Galilée dit aussi que « La physique ‘d’en haut’ est la même que celle ‘d’en bas’ ».

Mbombog Mbog Bassong

2 Commentaires

Classé dans REFLEXIONS

2 réponses à “La spirale dans la nature

  1. Malik Ambar

    Merci, j’attends votre prochain papier. Bonne continuation.

  2. Amilkar

    Cher Mbog Bassong,

    Je bois vos paroles et il n’existe pas de mots pour vous dire à quel point je vous admire… Je souhaiterai vous envoyé un livre auquel j’ai contribué qui traite de la migration africaine entre autres. Merci de me contacter.
    Avec toute mon admiration

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