Mbog Bassong : “ Les oracles ont choisi Owona Nguini dans le cadre de la transition ”

L’annonce de Mathias Eric Owona Nguini comme candidat de la société civile a soulevé des vagues dans la capitale. Nous avons rencontré Mbobog Mbog Bassong un des signataires de la déclaration du 28 juillet qui donne des précisions sur les motivations de ce choix.

Votre sortie subite pour coopter un candidat à la présidentielle de 2011 a ému à plus d’un titre l’opinion nationale qui vous reconnaît davantage les qualités d’un universitaire et chercheur émérite que celle d’un homme politique. Avez-vous une explication à donner au public pour ce qui est de cette candidature d’Owona Nguini ?

Précisément et vous avez raison. Les esprits m’ont commandé de dire au candidat qu’il va jouer un rôle très important dans la phase de transition politique au Cameroun, et surtout, qu’il risquerait d’être le tampon nécessaire pour assurer une transition “ douce ” à cette épreuve qui, comme vous le savez, peut tourner au tragique en raison des problèmes sociaux et politiques de l’heure. Je ne pouvais pas garder une nouvelle de cette importance pour moi seul surtout que le candidat surpris, n’a pas eu grand intérêt à considérer la question du haut de ses origines chrétiennes. Il faudrait savoir que nous autres initiés, vérifions toujours les informations de l’au-delà par le biais des logiques supra humaines, ce que les Bassa appellent le “ Ngambi ”. D’autres érudits traditionnels pourraient vérifier si j’ai effectué quelque

écart à la norme. J’avais le devoir d’en parler officiellement, le candidat ayant décliné ses responsabilités, sans doute, plus par surprise que par maturation profonde du sujet. Je lui laisse le temps d’être éprouvé par les “ signes ”, comme cela se passe souvent dans de telles conditions. Il pourra les interpréter à sa guise ou se les faire interpréter. L’avenir de nos enfants est en jeu et il est bon que toutes les parties concernées prennent la mesure des initiatives qui conditionneront un éventuel échec de cette transition. J’ai la conscience d’avoir fait ma part. Aux autres de faire la leur.

Et si le professeur n’acceptait pas ?

Je pense avoir répondu indirectement à cette question. J’ajoute simplement qu’il est sommé d’accepter dans la mesure où il sera lui-même informé, à moins qu’il ne le soit déjà par les signes paranormaux qui devraient lui indiquer le chemin à suivre pour accomplir cette tâche, ainsi que le caractère incontournable du destin humain.

Que feriez-vous alors ?

Il ne m’appartiendrait plus d’intervenir sauf si Monsieur Owona Nguini me sollicite pour autre chose ou si, chemin faisant, je suis sollicité par d’autres considérations en rapport avec ce que je venais de vous dire. Je reste, comme tout Mbombog digne de ce nom, attaché à l’expression ancestrale de la vérité par le truchement de cette autre forme de rationalité appelée le Mbog.

Par Entretien avec Pierre Marie DJONGO

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